Comment choisir un abrasif pour le décapage par aérogommage ?
A ce jour, comment choisissez-vous votre abrasif en aerogommage ? Souvent la réponse est le prix au sac. Mais est-ce véritablement la bonne solution ? (La réponse dans notre conclusion)
Aujourd’hui le cout d’un abrasif sur un chantier de décapage varie en fonction de plusieurs critères et nous allons les détailler.
1 – Identifier le support à décaper
Chaque matériau à une résistace différente, pour lequel vous devrez adapter la pression de travail et le choix de votre abrasif.
- Pour la pression de travail, la règle est simple : commencez à travailler à basse pression 4/5 bar et observez si le décapage est efficace. Vous pouvez en fonction du résultat augmenter la pression pour gagner en rapidité.
- Pour le choix d’un abrasif d’aérogommage : il se fait en fonction de ses propriétés, mais aussi du support à traiter, du résultat recherché et des contraintes techniques.
Choisir en fonction des propriétés de l’abrasif
Le choix se guide sur quelques caractéristiques qui faut comprendre. Nous allons les voir rapidement mais vous avez plus d’information sur notre article des propriétés d’abrasifs. Voici un guide rapide :
A) Dureté (échelle de Mohs)
- < 3 : abrasif très doux (bicarbonate, coquilles de noix) → nettoyage, dégraissage de surfaces
- 4 à 6 : abrasif polyvalent (Garnet) → décapage de bois, de métal, de pierre, seule la granulométrie est à adapter.
- 7 à 9 : abrasif agressif (Garnet, Cordindon) → décapage peinture, rouille, vernis épais. Attention un verre pylé (Sedaver) peut également être efficace sur des revetements tenaces du fait de sa forme.
B) Granulométrie (taille du grain)
- 0 à 150 μm : nettoyage fin, peu de rugosité
- 150 à 450 μm : décapage standard
- > 450 μm : travail intensif, forte rugosité
C) Forme des grains
- Angulaire : décapage puissant et agressif grâce aux angles saillants qui le constitue
- Semi-agnulaire : décapage performant sur de nombreuses surfaces moins agressif mais tout aussi efficace.
- Ronde : nettoyage doux ou finition satinée.
D) Densité
- Lourde : plus d’impact, meilleure efficacité de décapage (ex : Garnet, Corindon)
- Légère : plus volatile, idéal pour les surfaces fragiles (ex : Bicarbonate, Coquille de noix)
Notre recommandation sur le choix
SEDA est fournisseur d’abrasif en aérogommage depuis 1998. Avec cette expérience, nous avons choisi des abrasifs naturels et non des sous-produits de métallurgie comme utilisé dans le sablage. Pourquoi ?
- Recommandation par l’INRS
- Abrasifs non silicieux
- Respecteux de la santé de l’opérateur
L’INRS recommande l’utilisation d’abrasif naturel pour le décapage à jet libre, car les sous-produits de métallurgie même s’ils ne sont pas classés comme dangereux au sens de la réglementation européenne, peuvent entraîner plus de risques pour la santé que des produits d’origine naturelle. Et ce du fait de la présence de faibles concentrations de multiples métaux dangereux pour la santé (Ni, Co, Be, Pb…), dont la nature et la teneur ne sont généralement pas précisées dans les fiches techniques ou dans les FDS.
2 – Maintenance post-décapage :
Comme évoqué dans les points précédents, nous avons donc des abrasifs qui génèrent moins de poussière, avec une vitesse d’abrasion plus importante, générant aussi moins de déchets. Ce qui facilite votre phase de nettoyage après le décapage.
Reste encore d’autres critères qui vont venir vous économiser du temps.
Sa densité :
c’est un critère souvent sous-estimé, mais la densité d’un abrasif peut se révéler être un atout majeur dans le processus de décapage lors de votre chantier. Comprendre comment la densité impacte la volatilité de l’abrasif vous offre des avantages significatifs, non seulement en termes de mise en place de protection des surfaces avoisinantes, mais aussi en termes de précision du geste.
En choisissant un abrasif dense, vous limitez également les dommages potentiels pendant le processus de décapage. Moins de dispersion signifie moins de nettoyage nécessaire après le travail, ce qui contribue à optimiser l’efficacité globale de votre chantier.
Sa consommation :
une consommation moindre d’abrasif permet de réduire les coûts associés au processus de décapage. Moins d’abrasif consommé signifie moins d’arrêts fréquents pour recharger votre cuve, ainsi que moins de ramassage des abrasifs consommés post-décapage. Cela entraine donc une diminution des dépenses liées aux consommables et au rejet de déchets à la décharge locale.
3 – L’origine de l’abrasif : un cout inestimable pour votre santé
Un aspect souvent négligé, mais important pour votre santé porte donc sur ce choix d’abrasif. Malgré des casques de protection conforme aux normes, en ventilation assistée ou adduction d’air comprimé, ceux-ci, aussi performants soient-ils, ne couvrent pas tous les aspects en termes de sécurité pour la santé de l’opérateur.
Notre recommandation SEDA, approuvée par l’INRS, met en lumière notre approche proactive en matière de sécurité, avec l’importance de privilégier des abrasifs d’origine minérale naturelle pour une sécurité optimale. Comparés aux abrasifs classés comme sous-produits de métallurgie (tel que le silicate d’aluminium), très souvent issus de laitier ou de cendres de hauts fourneaux, les abrasifs naturels offrent un avantage significatif.
Bien que les abrasifs issus de ces milieux respectent uniquement le décret de la silice libre, leur origine présenterait des risques potentiels pour la santé à long terme en raison de la présence de métaux lourds. Le peu de recul à ce jour de l’utilisation de ces produits ne les classes pas comme dangereux. Ils ne sont donc pas interdits à la vente pour des opérations de décapage par projection d’abrasifs à sec.
En résumé et pour votre santé, l’origine de l’abrasif est aussi un critère en matière de cout, avec une préférence pour les abrasifs d’origine minérale naturelle, en plus de leur conformité au decret n°69-558 du 6 juin 1969.
4 – Coûts Globaux et Qualité du Résultat :
Le prix d’un abrasif ne devrait pas être le seul critère de sélection. Un abrasif plus cher peut s’avérer plus rentable s’il accélère le processus global de chantier, réduisant ainsi les coûts de main-d’œuvre et de consommables. De plus, il est crucial de considérer l’impact sur la surface traitée. Certains abrasifs offrent une meilleure qualité de finition, préparant le support de manière optimale pour de futurs revêtements.
Ce qu’il faut retenir !
SEDA donne une vision de l’aérogommage comme éco-responsable. Pour beaucoup, le prix au sac semble le principal critère qui présente UNE économie. Mais en aerogommage, « consommer moins, consommer mieux » prend toute son importance grâce à d’autres critères de choix.
Il n’est pas toujours essentiel d’utiliser un abrasif très dur et extrêmement dense pour tous vos supports ! L’aérogommage se distingue précisément par la diversité des abrasifs disponibles, vous permettant de choisir celui qui correspond parfaitement à vos attentes pour obtenir le résultat souhaité.
- Utilisation d’une aérogommeuse conforme à la directive ESP 2014/68/UE
- Maitriser sa consommation d’abrasifs en gardant une efficacité
- Des abrasifs en accord au décret de la silice libre et préconisation de l’INRS
- Porter un casque de protection en accord avec les normes liées à l’aerogommage.
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